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dimanche 30 mai 2010

Dimanche 30 Mai : Bye bye Vancouver

Vancouver
Bus au départ de Vancouver
Le réveil du portable n’a pas sonné. Et pour une fois, c’est vrai. Il faudra vraiment que j’apprenne à me servir de mon téléphone portable un de ces jours…
Donc réveil à 7h30 au lieu de 6h50. Le bus pour Hope étant loupé, je vais devoir prendre celui pour Kelowna de 12h30. Parce qu’en effet, je ne veux pas commencer le stop trop tard à Hope, histoire d’arriver à Kelowna de jour.
Lloyd part au boulot – au revoir Lloyd-, Emma se lève plus tard pour aller à l’église avec des amis. Une fois prête on part – 9h30. On se dit au revoir dans la rue, elle court pour avoir son bus.

Moi je pars à pieds plus lentement, chargée comme une mule (je ne transporte pas de drogue, au passage). Finalement, je retrouve Emma qui me fait des grands signes à son arrêt de bus et me rejoint. Son amie n’allant pas à l’église, elle décide de ne pas y aller non plus. Elle m’accompagne dans le bus vers le terminal Greyhound (qui sert aussi aux trains de ViaRail), puis repart de son côté. Un nouveau déchirement, qui me fait perdre quelques larmes.
Je vais acheter mon billet de bus, vais manger un muffin aux myrtilles au McDo du terminal (ils n’en avaient plus au chocolat… scandaleux !) et m’y pose en attendant mon bus.

Le bus est loin d’être plein. Il part, on quitte Vancouver, on s’en éloigne et c’est un nouveau déchirement. Ma Ville. Les larmes arrivent pour de bon cette fois. Parce qu’à priori, je ne reverrai pas Vancouver (cette année, du moins !)

Le bus passe par l’est, vers Burnaby. Je vois les studios où a été fait Stargate dans une zone industrielle près de la route. On passe au dessus d’un fleuve large avec des rondins de bois amassés dessus pour me rappeler qu’il y a bien des bucherons Canadiens, au Canada !

Je m’engage donc pour 6 heures de route à travers l’ouest Canadien : 400 km !

Là aussi, comme à l’Île de Vancouver, le trajet à lui seul valait le voyage. Je me suis endormie entre Langley et un peu avant Hope. Les parties les moins jolies, dixit mes hôtes Vancouverois. Mais après, difficile de fermer les yeux devant la beauté des paysages.
La route passe entre les montagnes toujours enneigées à une altitude pas si élevée. Et puis au sommet Coquihalla, on est plus haut que la neige.

Glaciers, chutes d’eau, forêts de conifères de plusieurs couleurs. Et puis le soleil qui arrive, les nuages se faisant de plus en plus rares. La région où je me dirige, la vallée de l’Okanagan, est sensée être une des plus ensoleillées du Canada. 


Merritt
Le bus s’arrête une demi-heure à Merritt, ville dans une grande vallée verte, avec quelques arbres au milieu de terres herbeuses dédiées principalement à l’élevage. A la station service où l’on s’arrête, il y a une plaque de Johnny Cash au sol, sans trop d’explications. Plus tard, j’apprenais que j’avais fait escale dans la capitale canadienne de la musique country.
Plaque de Johnny Cash, à Merritt

On repart, et pendant que je me gave de mini-brownies, je parle avec une dame membre d’un chœur qui a fait des concerts sur l’Île de Vancouver et qui rentre chez elle à Kelowna. Dehors, le paysage est sublime, avec des prés, de magnifiques lacs au milieu des forêts d’essences variées, et un soleil qui descend peu à peu en donnant de belles couleurs. Quelques nuages sont présents, uniquement pour faire joli.


Kelowna
Je parle toujours avec la dame, jusqu’à notre arrivée à Kelowna, où elle vit. Elle et son mari m’emmènent à l’auberge de jeunesse après l’arrivée du bus. Un numéro de téléphone, le leur et celui de leur fils au cas où j’aie un souci, ou que je veuille un guide pour me balader dans la région.

Kelowna
A l’auberge, le Same Sun Hostel, ma carte bleue ne marche pas, et je me fais donc refuser l’entrée. A la rue dans cette ville, je pars errer dans la direction du camping, même si je ne pourrai pas non plus le payer. C’est un peu la panique. Je passe devant une auberge, qui n’était pas dans le Lonely Planet. Je rentre, c’est moins cher que l’autre (youpi), mais ma carte ne marche pas. Eux, gentils, me disent que je me débrouillerai demain, qu’ils vont pas me mettre à la porte et sont aussi là pour aider les voyageurs. Je vais donc rester au « International Hostel ». Je fais la connaissance de mes voisines de chambre Australiennes, qui cherchent un job d’été dans la région, vais manger des pâtes à l’huile, cause, et dodo, dans un lit ! Ce qui n’était pas gagné d’avance…


La pensée du jour : Je n’ai aucun talent pour l’écriture. Désolée. 


samedi 29 mai 2010

Samedi 29 Mai : Rien

Vancouver
Grasse matinée (oui, je vous entends penser « encore ! ») parce que sale temps pluvieux dehors. Donc on se recouche ! Enfin pas Lloyd parce qu’il faut bien qu’il bosse le pauvre. Lever à 11h.


Emma et moi, donc, allons chercher du lait pour se faire un chocolat chaud. Puis elle va chercher le PC (qu’on avait amené chez le mécano il y a deux jours), pendant que je regarde un épisode de 21st Jump Street, série made in Vancouver, et dont mes hôtes sont fan. Je ne comprends rien donc je commence à regarder le pilote (le premier épisode). Emma revient avant la fin. Au même moment, Lloyd appelle pour dire qu’il est dans le bus et qu’on peut alors l’y rejoindre pour aller… manger une glace à la Casa Gelato où nous étions déjà allés nous régaler la semaine passée.

Après une deuxième régalationade, nous allons –encore- chez des amis de Lloyd et Emma à l’entrée de Kitsilano. « On » regarde un film, « on » discute, on joue avec Señor Taco, le petit chaton-tout-mignon qui s’installe sur mes jambes (vu que je suis assise par terre). On rentre à pieds vers minuit.

Je vois donc Vancouver de nuit pour la dernière fois. Parce que demain je pars. Que ça m’embête bien, mais que je dois continuer ma route sinon je ne vais rien voir. Et qu’il faudrait que je laisse mes pauvres hôtes tranquilles après avoir abusé certainement de leur hospitalité.

Demain, je prévois de prendre le bus de 8h00 pour Hope, ville un peu en dehors de Vancouver. De là-bas, ce sera plus simple pour faire du stop ; quitter une grosse ville n’est pas facile.
Le suivant est à 13h30, ce qui ne laisse pas beaucoup de temps pour faire du pouce pour rejoindre Kelowna…

Réveil prévu pour 6h50. Aille…


 La pensée du jour : Dernier jour complet à Vancouver... en tout cas de cette année. J'espère y retourner tout de même ! C'est MA ville, après tout.
En tout cas j'étais triste, et c'est peut-être pour ça que je n'étais pas très sociable lors de cette soirée. Désolée à mes hôtes.

vendredi 28 mai 2010

Vendredi 28 Mai: Vancouver chez les Vancouverois

Vancouver
Matin, lever, et chocolat chaud dans un café avec mes deux hôtes. Nous allons ensuite au Punjabi Market, un petit quartier de seulement quelques « blocs » où se concentre la population indienne (d’Asie, pas d’Amérique) immigrée à Vancouver. On a donc des boutiques avec des odeurs d’encens et d’épices, qui rappelle à mes narines le Népal. Des restaurants indiens ou himalayens, des vendeurs de saris et des gens dans la rue qui les portent. C’est vraiment tout petit, mais c’est assez typique.
Après avoir rapidement exploré ce bout de la Main Street, on rentre. Je vais poster mes cartes postales, T-Shirts et prospectus chez mon pôpa et ma môman qui devra normalement arriver 6 semaines plus tard, parce que le bateau est deux fois moins cher que l’avion, et que ce n’est pas urgent !

Je retrouve Emma à l’arrêt de bus pour aller voir des amis à elle habitant à Kitsilano.
L’appart où on passe la soirée est magnifique : une grande baie vitrée avec une vue sur le centre ville de Vancouver, Stanley Park, et le Lions’ Gate Bridge, que je vois pour la première fois de nuit. Et en plus, une terrasse avec la même vue, sur le toit de l’immeuble. Classe.
Nous jouons au Cranium jusqu’à minuit, jeu canadien très marrant mêlant questions, mimes, dessins, le tout portant parfois sur de la culture canado-canadienne ou des expressions que je ne connais pas forcément en Anglais.
On arrive tout de même à gagner avec Emma, malgré la barrière de la langue et de la culture. Na !

Nous rentrons, raccompagnés en voiture par un de leurs amis, et dodo après cette super soirée chez les Vancouverois.



La pensée du jour : A ceux qui se demandaient si c’était pas trop dur de voyager toute seule. Voilà la parfaite illustration que partir toute seule ne veut pas dire rester toute seule.
Au contraire, j’y ai fait de belles rencontres et en l’occurrence, j’ai pu aller avec des gens du coin (coin) !



jeudi 27 mai 2010

Jeudi 27 Mai: Lynn Canyon et SFU

Vancouver
Grasse matinée car Lloyd ne travaille pas aujourd’hui. On a prévu d’aller prendre le petit dej chez un ami à lui avant d’aller au Lynn Canyon à North Vancouver. Mais le PC est en panne et la matinée fut en partie passée à tenter de le réparer. Je ne suis pas une pro en informatique mais je fais semblant quand même, allant jusqu’à appeler mon papa et le frangin de l’autre côté de la Terre qui sont plus calés que moi. C’est aussi parce que je culpabilise un peu pour la panne… même si c’est le destin normal d’un ordinateur sans antivirus. Je m’obstine, mais rien à faire. Du coup nous sommes en retard, et on finit par retrouver son ami (qui habite de l’autre côté de la rue, quasiment) qui nous emmène dans un resto avec des petits dejs bons et pas chers. Pour moi ce sera le petit déj anglais, tant qu’à faire. Miam miam (certainement le seul truc que les Anglais sachent cuisiner hihi).

Nous allons ensuite au Lynn Canyon en voiture, sous un soleil magnifique ! C’est normal, c’est la journée de repos de Lloyd. Quand c’est Emma, il pleut.

Le pont suspendu: Si, je l'ai traversé !
Depuis le pont, vue sur le canyon
Arrivés sur place, Lloyd et moi allons au pont suspendu, dans la forêt. Son ami a décidé de faire la sieste dans la voiture. On discute de voyages (c’est un grand voyageur !), de politique et d’eau de torrent très froide, elle aussi destinée à la consommation des Vancouverois.



Après une petite ballade, on rentre. Moi je vais à Burnaby à l’Université Simon Fraser (SFU) où on m’a annoncé une belle vue sur les montagnes. C’est aussi là-bas qu’ira étudier Emma à la rentrée.
Je suis un peu déçue car les nuages empêchent de voir les sommets. Mais c’est tout de même bien agréable, et j’aurais mis les pieds dans un autre coin de la ville.
Après un petit tour de campus, je rentre. J’ai toujours un peu de mal à approcher les universités…

Me revoilà dans le centre, chez mes hôtes. Je leur fais des tortellinis, on regarde des trucs : Le dernier épisode d’une série annulée, Flash Forward, qui rend triste Emma et Lloyd (ce que je comprends parce qu’on m’a fait la même chose bien trop de fois !), puis Garden State.
Et puis dodo !



La pensée du jour: Bonne année ! Et réussissez vos études, ça vous permettra de visiter des universités sans être triste, et donc de ne pas les fuir.















mercredi 26 mai 2010

Mercredi 26 Mai: Kitsilano sans jeu de mot

Vancouver
Réveil un peu avant 10 heures, avec un temps nuageux mais sans pluie. Je passe vite fait sur le net pour refuser une demande de couchsurfing d’une personne qui visiblement n’avait pas lu que j’étais pas dans le bon pays pour les accueillir à l’appart. Je regarde les couchsurfeurs des Territoires du Nord Ouest, et aussi comment aller à Inuvik. Impossible. En tout cas pas avec mon budget ni le temps qu’il me reste.

Je pars une demi-heure plus tard, et évidemment, il commence à pleuvoir. Je marche vers Granville Island, fais le tour des marchés et galeries plus me dirige vers Kitsilano. En chemin je trouve –enfin- une petite bouteille de gaz pour le camping.

Kitsilano est le coin où vivent les riches, en gros. De belles grandes maisons avec un beau jardin plein de rhododendrons bien aménagé. Le tout pas loin de la côte et du centre-ville.
Une fois les rues un peu explorées, sous la pluie toujours, je fais demi-tour en passant le long des plages, où il n’y a personne (ou presque). La vue y est très belle, dommage que ce soit couvert et pluvieux. Normalement, on voit le centre ville et ses immeubles de l’autre côté du bras de mer.

Je m’arrête vers 13h30 pour manger dans un resto : poulet frites ! Ca faisait longtemps. Mon premier resto aussi, d’ailleurs.
Je regarde la pluie tomber en écrivant dans le cahier rouge, et ressors bien plus tard prendre le bus pour Georgia. Je me réfugie dans une galerie commerciale me réfugier d’une grosse averse, puis vais à Chinatown (encore).

J’y achète des souvenirs pour Papa Maman et des cartes postales, et en profite pour me balader avant de rentrer au chaud voir mes hôtes, en passant par le stade où s'est déroulé la finale de Hockey des JO de Vancouver, à effigie des Canucks, équipe de Vancouver.




La pensée du jour : Journée fort inintéressante à lire (n’est-ce pas ?), mais c’était plutôt agréable. Je ne déteste pas la pluie, et de toute façon il faut savoir s’y faire, à Vancouver !




mardi 25 mai 2010

Mardi 25 Mai: Retour dans Ma Ville

Ucluelet
Lever à 9h45, une chambre à rendre à 10h, je suis donc encore en retard. Mais l’auberge étant loin d’être pleine on ne me presse pas.
Je range donc tranquillement mes affaires et descends au rez de chaussée voir mes mails pour savoir si mes hôtes de Vancouver peuvent m’accueillir de nouveau ou pas ce soir.
Ouf, c’est bon ! Je suis contente d’aller les revoir, ils me manquent. Et Vancouver aussi. C’est Ma Ville. J’attends Claudia pour dire au revoir avant de partir (toujours sous la pluie). L’Île de Vancouver me laissera de bons souvenirs. Plein de beaux paysages, de chouettes rencontres (même avec les ours) et une initiation à l’autostop.

Je commence donc à faire du stop pour Nanaimo, et à peine le pouce levé, la première voiture passant, s’arrête ! Ils me disent aller à Port Alberni, je leur dit que c’est parfait, car sur mon chemin. Ca me rapprochera du but. Nouveau record, donc. 15 secondes d’attente pour 3 heures de route et 170km. Je vais mettre beaucoup moins de temps qu’à l’aller ! Et en plus on a vu un ours sur le bord de la route.
C’est un couple vivant à Duncan qui a passé deux jours à Tofino/Ucluelet et qui rentre. Ne sachant pas où est Duncan, je ne sais pas trop où ils vont me déposer. Port Alberni, à priori. Mais finalement non, ils passent vers Nanaimo, Duncan étant après. Ils me déposent donc devant le quai pour le ferry ! Très gentils, parce qu’ils n’avaient pas prévu normalement de rentrer dans la ville.

On se quitte et je vais acheter mon billet. Il est 13h30, soit 2h30 après avoir levé le pouce à Ucluelet. Et toc, Greyhound ! Des sous et du temps d’économisés.
Le prochain ferry est dans 1h30.

En attendant le bateau, je me fais le luxe d’acheter un chocolat chaud (après tout je n’ai pas eu à payer de bus, je peux bien m’offrir ça pour fêter le miracle de l’autostop).
Le temps passe vite, et il est déjà temps d’embarquer. Je me pose sur ce que je pensais être l’avant (la proue, pour les intimes) du bateau, au restaurant juste en face des fenêtres (sans y manger pour autant. Un chocolat chaud à quai, c’était tout le luxe que je pouvais m’offrir).
De la fenêtre, je crois voir Pascal, l’Allemand que j’ai rencontré à l’auberge de jeunesse de Ucluelet. Je lui envoie un SMS (ce qui évidemment, me prend beaucoup de temps) pour être sûre que c’est bien lui, et pour pouvoir le retrouver sur ce grand bateau. Il serait capable d’aller se planquer dans un canot de sauvetage !
On se retrouve sur le pont supérieur du navire, et on fait la traversée ensemble. Nous tentons de faire des photos du paysage, mais cela s’avère difficile, voire impossible, à cause du vent qui empêche de ne pas bouger et rester stable. Presque du vent de tempête, ce fut (comme l’aurait dit Yoda, ou bien Pascal en Allemand).
Mais le paysage, malgré le mauvais temps, est magnifique. Et l’arrivée sur Vancouver me rappelle à quel point j’aime cette ville, et le fait d’y retourner. Non pas que je sois contente de quitter l’Île, au contraire, mais Vancouver, c’est Ma Ville !


Vancouver
On débarque, après avoir vu un dauphin sur le parcours. Je paie le bus à Pascal qui n’a pas de monnaie, et il m’invite à manger (goûter, vu l’heure) des sushis à Granville St.
On arrive là-bas et je mange pour la première fois des sushis. Je ne suis pas fan. Mais au moins maintenant j’ai essayé.

Après 18h, on repart car je ne veux pas arriver trop tard chez Emma et Lloyd : ils me manquent et je ne veux pas qu’ils m’attendent.
Mon ticket ayant expiré à la station de métro de Yaletown/Richmond, je finis à pieds plutôt que de prendre le bus (ce n’est pas si loin et il fait plus beau ici qu’à Ucluelet !)
C’est à cette même station que j’ai débarqué le 15 mai, et donc découvert Vancouver. C’est donc un endroit plein de bons souvenirs : introduction à Vancouver.

Il fait beau, je connais le chemin (à force), donc la marche ne me soucie pas (malgré mon sac à dos, que j’ai nommé Fardeau).
En chemin je rencontre une dame et on discute. Le sac à dos fait parler ! Elle voyage elle aussi, et sa fille habite à Marseille. Sa famille est d’origine française (il y a fort fort longtemps), et a fait parti des pionniers de la vallée de l’Okanagan.
Je lui parle de Couchsurfing, et ça l’intéresse car elle aimerait héberger des gens. Je lui ai donné l’adresse du site et repars toute fière d’avoir initié quelqu’un à Couchsurfing !
On se sépare devant l’immeuble de Lloyd et Emma. Elle arrive quelques minutes plus tard, et quand je la revois, je suis très heureuse d’être de retour. Vraiment !

On monte, on « bouine », on se raconte la semaine passée. Lloyd arrive du boulot et on mange des pierogies (spécialité Ukrainienne/Polonaise).

On termine la soirée par un de leurs films préférés : « Killer Clowns from Outer Space ». Un film tellement ridicule qu’il en est drôle. De la grosse série Z.
Je me demande juste si c’était vraiment sensé être drôle au départ…
Donc après ce film cauchemardesque, dodo.




La pensée du jour : Déjà 11 jours depuis l’arrivée au Canada… Le temps passe vraiment très vite et j’ai intérêt à me dépêcher un peu si je veux arriver dans les Rocheuses pas trop tard.

Et pour de vrai on est le 11 décembre, le parasite retrouve son hôte demain !!!

jeudi 20 mai 2010

Jeudi 20 Mai: Mon premier Greyhound

Vancouver
C’est avec un pincement au cœur que je quitte mes hôtes pour partir à Vancouver Island. J’espère les revoir à mon retour sur Vancouver.
Je prends le bus pour Horseshoe Bay, au nord de Vancouver, pour prendre le ferry direction Nanaimo. Les nombreux nuages m’empêchent de profiter de la vue sur l’océan, les montagnes et les îles, mais c’est tout de même un endroit agréable pour prendre le bateau.



Le ferry arrive à 10h30, j’embarque et m’installe à la proue, à l’intérieur, juste devant les vitres pour profiter de la vue bien au chaud. Bon, je n’en profiterai pas longtemps, le sommeil m’emportant rapidement. Je fus réveillée par des cris enthousiastes d’autres passagers, clamant avoir aperçu des baleines. Zut, j’aurais aimé voir ça moi aussi. Je me réveille et guette donc la surface de l’eau à la recherche de cétacés.
J’en vois plusieurs, assez rapidement. Enfin, je vois surtout l’eau s’échapper de leur auvent et des remous. Ce qui me plait quand même !

Non loin de l’arrivée, ce sont des ailerons noirs que nous voyons. Je pense qu’il s’agissait d’orques, au vue de la forme de l’aileron, de la taille et de la couleur. C’est tout de même plus chouette de les voir ici qu’à Marineland, même si on les devine plus qu’on ne les voit.
Je commence alors à discuter à ma voisine, une veuve retraitée habitant Winnipeg et allant à un mariage à Qualicum Beach. Charmante, elle me donne de quoi la contacter quand je serai de passage dans sa ville, afin qu’elle me montre les endroits à voir, par exemple.




Elle retrouve sa famille à la descente du ferry, et je vais leur dire bonjour. Je ne sais toujours pas où je vais, à ce moment là. Ils me proposent de m’emmener à Qualicum Beach, qui est sur mon chemin, que j’aille à Tofino ou Cape Scott. Bêtement, je refuse, n’osant pas les déranger. J’étais mal partie pour devenir une autostoppeuse…

L'orque ?
Au bus urbain, pour me rendre à la station des bus Greyhound, je croise un monsieur qui était dans le même bus de Vancouver m’ayant emmené à Horseshoe Bay. Il m’indique quel bus prendre pour m’y rendre, et me donne une carte pour le contacter, au cas où il m’arrive des problèmes. Les gens s’inquiètent pour moi, c’est gentil. J’apprends donc qu’il enseigne l’Anglais à l’Université de Vancouver Island à Nanaimo. Il prend son bus, et je discute avec un autre monsieur, ancien marin ayant vécu en Nouvelle-Zélande, Australie, Vancouver…et je n’en saurai pas plus parce que mon bus arrive, et je me jette dedans. Je commence à parler à une autre personne, une dame d’Edmonton qui vient ici voir son fils jouer à Nanaimo. Il fait parti d’un groupe de rock métal qui fait une petite tournée dans ce très grand pays. Apparemment, elle héberge souvent, à Edmonton, des étudiants internationaux et m’a dit de la contacter quand j’y serai, pour qu’elle m’héberge.
Décidément, j’adore les Canadiens et leur hospitalité.

Tous ces gens, que j’aurais pu (du) contacter, je ne l’ai jamais fait. Pas osé. Je commence à regretter parce qu’ils avaient été tellement gentils… J’ai un peu honte.
Si je suis partie en voyage seule, c’est surtout pour faciliter les rencontres, et cette journée en fut riche.


Bref, il est temps pour moi de descendre du bus, et donc de se séparer. Elle prend un autre bus et je pars à la recherche de l’office du tourisme, dont le Lonely Planet (un bon compagnon de voyage) indique l’adresse.
Je trouve après quelques allers/retours parce qu’une galerie d’art semble l’avoir remplacée. Je vais quand même m’y renseigner, en essayant de ne pas casser de choses fragiles chères avec mon gros sac à dos. Un éléphant dans un magasin de porcelaine.
Finalement on m’indique où est la station Greyhound. Ayant beaucoup de mal à retenir les directions, peu importe la langue, je ne trouve évidemment pas avant d’avoir fait plusieurs allers-retours (encore). Pour ma défense, c’était tout de même bien planqué !

Je regrette d’avoir refusé l’invitation, ou d’avoir fait du stop. Surtout quand je vois le prix à payer pour le bus. J’y suis arrivée à 14h, le bus est annoncé à 17h15 (j’ai loupé de peu celui d’avant, qui est parti pendant que je cherchais le terminal). Il partira en retard, finalement. Je rentrerai en stop…
Bus fort confortable, et loin d’être plein. En même temps ce n’est pas les vacances (sauf pour moi, hihi).

Le soleil est maintenant plus bas dans le ciel, ce qui donne une couleur magnifique aux paysages. La côte, et l’intérieur des terres.

Passé Port Alberni, le temps s’assombrit et il commence à pleuvoir. Mais plutôt que de gâcher la vue, ça rend les paysages encore plus fantômatiques, à la Jurassic Park. De hautes collines (montagnes ?) recouvertes de forêts, des chutes d’eau, des lacs, des montagnes encore enneigées au dessus de quelques centaines de mètres. Puis la côte arrive, le soleil sur le point de se coucher. Magnifique, avec de la pluie et un ciel noir.

Ucluelet
Et puis Ucluelet arrive. Le bus passe devant l’auberge où je comptais aller : le CN Backpackers. Mais il s’arrête plus loin, dans le centre. Il va donc falloir marcher sous une grosse pluie, de nuit. Heureusement j’ai mon poncho, déjà rafistolé au sparadrap.Je ferai un article dédié à mon sparadrap je crois…
Enfin je ne regrette pas d’être venue ici. Le trajet à lui seul valait le déplacement.

Je débarque dans l’auberge à 21h pas trop trempée, grâce à mon super poncho jaune, je me fais chauffer la boîte de raviolis achetés dans la supérette de Ucluelet à la sortie du bus. Je papote avec des gens de l’auberge, et m’endors très facilement !

Il y a un peu plus de photos ici.




La pensée du jour : J’ai vraiment eu peur de rencontrer un ours… c’est en grande partie pour ça que je ne suis pas allée à Cape Scott. En effet, il était indiqué qu’à cette période, là bas, il fallait être préparé à rencontrer un ours parce que c’était plus que probable. Pas courageuse, seule, et pas vraiment d’un gabarit apte à me battre contre un ours noir (il n’y a pas de grizzlis à Vancouver Island), j’ai évité la destination, qui devait pourtant être magnifique… Voilà ce que j’ai loupé.

mercredi 19 mai 2010

Mercredi 19 Mai: Premier dernier jour à Vancouver

Vancouver
Emma ne travaillant pas aujourd’hui, on va faire une ballade toutes les deux, par ce magnifique soleil. On fait le tour des loueurs de vélos pour trouver le moins cher, et on opte finalement pour un tandem ! Jamais je n’avais essayé auparavant, c’est donc une première. Emma dit qu’elle manque d’équilibre pour avoir un vélo normal, qu’elle a besoin de quelqu’un pour ne pas tomber. J’espère être à la hauteur de ses espérances.
En tout cas, c’est plutôt original et marrant. Et ce n’est pas difficile, en fin de compte.

Nous allons donc faire le tour de Stanley Park, sur le bord de la mer, bien aménagé pour les piétons et les cyclistes. La vue y est magnifique, et les épaules prennent même des coups de soleil. Ca change du temps de la veille !

Nous nous arrêtons de temps en temps pour prendre quelques clichés de la mer, de la ville, du Lions’ gate bridge, des totems…etc. On passe dans le parc, et sur le bord du Lost Lagoon également, où l’on croise plein de Ratons laveurs pas du tout farouches, peu perturbés par notre présence (limite il fallait éviter de leur rouler dessus !)

Après un tour de 1h07 précisément, on rend le tandem. On a roulé vite vers la fin, la location se faisant à l’heure. Nous allons ensuite prendre le bus pour nous rendre au Lighthouse Park, à West Vancouver. On y prend des petits chemins dans la forêt, qui nous mènent près du phare, donnant une superbe vue sur l’océan et les îles du nord de Vancouver (dont Bowen Island).

Bowen Island, vue du Lighthouse Park

Un autre chemin mène lui vers une vue sur Vancouver, et étonnamment, on voit le Mont Bakker (3 285 m), situé à 120km de là, aux Etats Unis, juste derrière les immeubles du centre ville. Magnifique !
Après avoir mangé quelques « Salmonberries », on prend un bus pour aller à Tiddly cove, qu’Emma tient à me montrer parce que c’est là qu’on a tourné la seule scène de Sauvez Willy dont tout le monde se souvient. Elle ne sait plus exactement où c’est, donc on demande à des chauffeurs de bus, qui n’en savent pas plus que nous (mais qui n’osent pas forcément le dire et donc nous envoient dans la mauvaise direction). Finalement, ne trouvant pas et le temps commençant à se dégrader, on abandonne, et c’est avec une Emma toute désolée que je reviens à Vancouver. Ce n’est ni grave ni sa faute.

En chemin elle m’explique le « problème » du Lions’ gate Bridge. En effet, ce pont a 3 voies. Deux d’un sens, une de l’autre (ils alternent en fonction des besoins). C’est un pont utilisé par énormément de monde, pour aller au travail. Or, pour accéder au pont, on a du côté North Vancouver quatre voies. Ca fait donc un entonnoir qui crée des bouchons chaque jour. Alors comment en France cela marcherait-il ? La loi du plus fort, ne pas laisser passer l’autre, essayer de passer avant. Et ici ? Chacun son, tour, un par un, une voie après l’autre. La courtoisie Canadienne fait que certes, il y a des bouchons, mais ils n’ont pas besoin d’agents de la circulation pour réguler le trafic.
Ils sont vraiment trop forts ces Canadiens !


Vancouver
En s’approchant de Vancouver, dans le bus, la pluie commence à tomber. On hésite à aller au Lost Lagoon, mais le déluge aura raison de nous. Trempées, on rentre à l’appartement (en courant, si si !) sous une pluie diluvienne comme je les aime. Lloyd est déjà là.
On mange, regardons Micmacs à Tire-Larigot, de Jean-Pierre Jeunet. Lloyd est un fan du réalisateur et ne savait pas qu’il avait fait un film cette année. J’ai appris plus tard qu’il n’était en fait pas encore sorti au Canada.
Après cela, je prépare mon sac, car demain, je m’en vais sur Vancouver Island. Où exactement ? Je ne sais pas encore. Soit Ucluelet/Tofino, donc à l’ouest de l’île, soit à Cape Scott, tout au nord. L’île fait plus de 400km de long (axe nord-sud). Je déciderai ça le lendemain, sur le tas. Car non, je n’ai rien de prévu, et c’est ce qui fait tout le charme de ce voyage.

Dodo !

La pensée du jour:  Le tandem, c'est bien ! Surtout à deux.