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dimanche 30 mai 2010

Dimanche 30 Mai : Bye bye Vancouver

Vancouver
Bus au départ de Vancouver
Le réveil du portable n’a pas sonné. Et pour une fois, c’est vrai. Il faudra vraiment que j’apprenne à me servir de mon téléphone portable un de ces jours…
Donc réveil à 7h30 au lieu de 6h50. Le bus pour Hope étant loupé, je vais devoir prendre celui pour Kelowna de 12h30. Parce qu’en effet, je ne veux pas commencer le stop trop tard à Hope, histoire d’arriver à Kelowna de jour.
Lloyd part au boulot – au revoir Lloyd-, Emma se lève plus tard pour aller à l’église avec des amis. Une fois prête on part – 9h30. On se dit au revoir dans la rue, elle court pour avoir son bus.

Moi je pars à pieds plus lentement, chargée comme une mule (je ne transporte pas de drogue, au passage). Finalement, je retrouve Emma qui me fait des grands signes à son arrêt de bus et me rejoint. Son amie n’allant pas à l’église, elle décide de ne pas y aller non plus. Elle m’accompagne dans le bus vers le terminal Greyhound (qui sert aussi aux trains de ViaRail), puis repart de son côté. Un nouveau déchirement, qui me fait perdre quelques larmes.
Je vais acheter mon billet de bus, vais manger un muffin aux myrtilles au McDo du terminal (ils n’en avaient plus au chocolat… scandaleux !) et m’y pose en attendant mon bus.

Le bus est loin d’être plein. Il part, on quitte Vancouver, on s’en éloigne et c’est un nouveau déchirement. Ma Ville. Les larmes arrivent pour de bon cette fois. Parce qu’à priori, je ne reverrai pas Vancouver (cette année, du moins !)

Le bus passe par l’est, vers Burnaby. Je vois les studios où a été fait Stargate dans une zone industrielle près de la route. On passe au dessus d’un fleuve large avec des rondins de bois amassés dessus pour me rappeler qu’il y a bien des bucherons Canadiens, au Canada !

Je m’engage donc pour 6 heures de route à travers l’ouest Canadien : 400 km !

Là aussi, comme à l’Île de Vancouver, le trajet à lui seul valait le voyage. Je me suis endormie entre Langley et un peu avant Hope. Les parties les moins jolies, dixit mes hôtes Vancouverois. Mais après, difficile de fermer les yeux devant la beauté des paysages.
La route passe entre les montagnes toujours enneigées à une altitude pas si élevée. Et puis au sommet Coquihalla, on est plus haut que la neige.

Glaciers, chutes d’eau, forêts de conifères de plusieurs couleurs. Et puis le soleil qui arrive, les nuages se faisant de plus en plus rares. La région où je me dirige, la vallée de l’Okanagan, est sensée être une des plus ensoleillées du Canada. 


Merritt
Le bus s’arrête une demi-heure à Merritt, ville dans une grande vallée verte, avec quelques arbres au milieu de terres herbeuses dédiées principalement à l’élevage. A la station service où l’on s’arrête, il y a une plaque de Johnny Cash au sol, sans trop d’explications. Plus tard, j’apprenais que j’avais fait escale dans la capitale canadienne de la musique country.
Plaque de Johnny Cash, à Merritt

On repart, et pendant que je me gave de mini-brownies, je parle avec une dame membre d’un chœur qui a fait des concerts sur l’Île de Vancouver et qui rentre chez elle à Kelowna. Dehors, le paysage est sublime, avec des prés, de magnifiques lacs au milieu des forêts d’essences variées, et un soleil qui descend peu à peu en donnant de belles couleurs. Quelques nuages sont présents, uniquement pour faire joli.


Kelowna
Je parle toujours avec la dame, jusqu’à notre arrivée à Kelowna, où elle vit. Elle et son mari m’emmènent à l’auberge de jeunesse après l’arrivée du bus. Un numéro de téléphone, le leur et celui de leur fils au cas où j’aie un souci, ou que je veuille un guide pour me balader dans la région.

Kelowna
A l’auberge, le Same Sun Hostel, ma carte bleue ne marche pas, et je me fais donc refuser l’entrée. A la rue dans cette ville, je pars errer dans la direction du camping, même si je ne pourrai pas non plus le payer. C’est un peu la panique. Je passe devant une auberge, qui n’était pas dans le Lonely Planet. Je rentre, c’est moins cher que l’autre (youpi), mais ma carte ne marche pas. Eux, gentils, me disent que je me débrouillerai demain, qu’ils vont pas me mettre à la porte et sont aussi là pour aider les voyageurs. Je vais donc rester au « International Hostel ». Je fais la connaissance de mes voisines de chambre Australiennes, qui cherchent un job d’été dans la région, vais manger des pâtes à l’huile, cause, et dodo, dans un lit ! Ce qui n’était pas gagné d’avance…


La pensée du jour : Je n’ai aucun talent pour l’écriture. Désolée. 


jeudi 20 mai 2010

Jeudi 20 Mai: Mon premier Greyhound

Vancouver
C’est avec un pincement au cœur que je quitte mes hôtes pour partir à Vancouver Island. J’espère les revoir à mon retour sur Vancouver.
Je prends le bus pour Horseshoe Bay, au nord de Vancouver, pour prendre le ferry direction Nanaimo. Les nombreux nuages m’empêchent de profiter de la vue sur l’océan, les montagnes et les îles, mais c’est tout de même un endroit agréable pour prendre le bateau.



Le ferry arrive à 10h30, j’embarque et m’installe à la proue, à l’intérieur, juste devant les vitres pour profiter de la vue bien au chaud. Bon, je n’en profiterai pas longtemps, le sommeil m’emportant rapidement. Je fus réveillée par des cris enthousiastes d’autres passagers, clamant avoir aperçu des baleines. Zut, j’aurais aimé voir ça moi aussi. Je me réveille et guette donc la surface de l’eau à la recherche de cétacés.
J’en vois plusieurs, assez rapidement. Enfin, je vois surtout l’eau s’échapper de leur auvent et des remous. Ce qui me plait quand même !

Non loin de l’arrivée, ce sont des ailerons noirs que nous voyons. Je pense qu’il s’agissait d’orques, au vue de la forme de l’aileron, de la taille et de la couleur. C’est tout de même plus chouette de les voir ici qu’à Marineland, même si on les devine plus qu’on ne les voit.
Je commence alors à discuter à ma voisine, une veuve retraitée habitant Winnipeg et allant à un mariage à Qualicum Beach. Charmante, elle me donne de quoi la contacter quand je serai de passage dans sa ville, afin qu’elle me montre les endroits à voir, par exemple.




Elle retrouve sa famille à la descente du ferry, et je vais leur dire bonjour. Je ne sais toujours pas où je vais, à ce moment là. Ils me proposent de m’emmener à Qualicum Beach, qui est sur mon chemin, que j’aille à Tofino ou Cape Scott. Bêtement, je refuse, n’osant pas les déranger. J’étais mal partie pour devenir une autostoppeuse…

L'orque ?
Au bus urbain, pour me rendre à la station des bus Greyhound, je croise un monsieur qui était dans le même bus de Vancouver m’ayant emmené à Horseshoe Bay. Il m’indique quel bus prendre pour m’y rendre, et me donne une carte pour le contacter, au cas où il m’arrive des problèmes. Les gens s’inquiètent pour moi, c’est gentil. J’apprends donc qu’il enseigne l’Anglais à l’Université de Vancouver Island à Nanaimo. Il prend son bus, et je discute avec un autre monsieur, ancien marin ayant vécu en Nouvelle-Zélande, Australie, Vancouver…et je n’en saurai pas plus parce que mon bus arrive, et je me jette dedans. Je commence à parler à une autre personne, une dame d’Edmonton qui vient ici voir son fils jouer à Nanaimo. Il fait parti d’un groupe de rock métal qui fait une petite tournée dans ce très grand pays. Apparemment, elle héberge souvent, à Edmonton, des étudiants internationaux et m’a dit de la contacter quand j’y serai, pour qu’elle m’héberge.
Décidément, j’adore les Canadiens et leur hospitalité.

Tous ces gens, que j’aurais pu (du) contacter, je ne l’ai jamais fait. Pas osé. Je commence à regretter parce qu’ils avaient été tellement gentils… J’ai un peu honte.
Si je suis partie en voyage seule, c’est surtout pour faciliter les rencontres, et cette journée en fut riche.


Bref, il est temps pour moi de descendre du bus, et donc de se séparer. Elle prend un autre bus et je pars à la recherche de l’office du tourisme, dont le Lonely Planet (un bon compagnon de voyage) indique l’adresse.
Je trouve après quelques allers/retours parce qu’une galerie d’art semble l’avoir remplacée. Je vais quand même m’y renseigner, en essayant de ne pas casser de choses fragiles chères avec mon gros sac à dos. Un éléphant dans un magasin de porcelaine.
Finalement on m’indique où est la station Greyhound. Ayant beaucoup de mal à retenir les directions, peu importe la langue, je ne trouve évidemment pas avant d’avoir fait plusieurs allers-retours (encore). Pour ma défense, c’était tout de même bien planqué !

Je regrette d’avoir refusé l’invitation, ou d’avoir fait du stop. Surtout quand je vois le prix à payer pour le bus. J’y suis arrivée à 14h, le bus est annoncé à 17h15 (j’ai loupé de peu celui d’avant, qui est parti pendant que je cherchais le terminal). Il partira en retard, finalement. Je rentrerai en stop…
Bus fort confortable, et loin d’être plein. En même temps ce n’est pas les vacances (sauf pour moi, hihi).

Le soleil est maintenant plus bas dans le ciel, ce qui donne une couleur magnifique aux paysages. La côte, et l’intérieur des terres.

Passé Port Alberni, le temps s’assombrit et il commence à pleuvoir. Mais plutôt que de gâcher la vue, ça rend les paysages encore plus fantômatiques, à la Jurassic Park. De hautes collines (montagnes ?) recouvertes de forêts, des chutes d’eau, des lacs, des montagnes encore enneigées au dessus de quelques centaines de mètres. Puis la côte arrive, le soleil sur le point de se coucher. Magnifique, avec de la pluie et un ciel noir.

Ucluelet
Et puis Ucluelet arrive. Le bus passe devant l’auberge où je comptais aller : le CN Backpackers. Mais il s’arrête plus loin, dans le centre. Il va donc falloir marcher sous une grosse pluie, de nuit. Heureusement j’ai mon poncho, déjà rafistolé au sparadrap.Je ferai un article dédié à mon sparadrap je crois…
Enfin je ne regrette pas d’être venue ici. Le trajet à lui seul valait le déplacement.

Je débarque dans l’auberge à 21h pas trop trempée, grâce à mon super poncho jaune, je me fais chauffer la boîte de raviolis achetés dans la supérette de Ucluelet à la sortie du bus. Je papote avec des gens de l’auberge, et m’endors très facilement !

Il y a un peu plus de photos ici.




La pensée du jour : J’ai vraiment eu peur de rencontrer un ours… c’est en grande partie pour ça que je ne suis pas allée à Cape Scott. En effet, il était indiqué qu’à cette période, là bas, il fallait être préparé à rencontrer un ours parce que c’était plus que probable. Pas courageuse, seule, et pas vraiment d’un gabarit apte à me battre contre un ours noir (il n’y a pas de grizzlis à Vancouver Island), j’ai évité la destination, qui devait pourtant être magnifique… Voilà ce que j’ai loupé.