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mardi 1 juin 2010

Mardi 1er Juin: Camping sauvage

Kelowna
Lever 9h30, je vais payer pour une nuit de plus (je paie rarement à l’avance, ne sachant pas combien de temps je reste au même endroit), mais on m’annonce qu’il n’y a plus de lit pour ce soir. En gros on me fiche à la porte (mais je l’ai cherché….)
Quelqu’un d’autre est dans le même cas que moi, mais lui a déjà sa tente plantée dans la montagne et était à l’auberge parce qu’en panne de voiture, il avait la flemme de faire des aller/retours à pieds. Je m’incruste donc pour camper au même endroit (parce qu’il m’apprend que le camping sauvage est autorisé dans les terres non privées qui en fait n’appartiennent à personne : vive le Canada), gratos. Ca aidera mon budget.
On prend le bus pour se rapprocher, et on s’engage après pour une bonne heure de marche pour rejoindre le « campement ». Heureusement, on nous prend en stop, dans la benne d’un pick-up, ce qui nous rapproche encore un peu plus.
Je vais planter ma tente, on mange, on regarde le coucher du soleil du haut de notre colline. Et puis dodo.
Et puis quelques réveils en milieu de nuit à cause des ours (qui ne sont pourtant pas là).




lundi 31 mai 2010

Lundi 31 Mai : Mission Creek, Kelowna

Kelowna
Pancakes gratuits à l’auberge. Mais j’arrive à les rater (en même temps, l’aspect de la « pâte » a l’air suspect). Ca ne vaut pas les crêpes de ma maman.
La carte bleue ne marche toujours pas, mais en allant au distributeur, j’arrive à retirer assez pour payer l’auberge.

Les formalités réglées, je pars en ballade. Petit passage par l’office du tourisme d’abord, pour la dévaliser de cartes et prospectus, comme d’habitude.

Écureuil !
Je prends un bus pour aller commencer la marche au milieu du sentier (ce qui n’est pas forcément très judicieux, surtout quand on compte le faire en entier : ça fait un aller-retour….) qui longe la rivère.
Sur ce plan, le chemin, c’est la bande verte qui va de « mission recreation park » à « Gallaghers canyon ».
Je commence vers le quartier de Hollywood rd vers le canyon, en remontant la rivière. Le chemin est un peu monotone au début, mais en avançant ça s’arrange. Jolies fleurs, oiseaux, écureuils (!), et le « canyon » apparait petit à petit (c’est loin d’être le grand canyon !).

Alors que le chemin commençait à être intéressant, il est barré pour cause de travaux. Mais les gars y travaillant me laissent passer. Gentil.

Je monte sur la colline, et arrive sur une prairie pleine de fleurs sauvages, cactus, et une jolie vue sur la rivière. Je fais demi-tour, il est déjà 15h et j’ai encore du chemin à faire. Je vois un bel oiseau, comme un gros pic, gris avec une bande rouge-vif sur le cou, dont je ne connais pas le nom, et qui est parti avant que j’aie pu le prendre en photo pour pouvoir le nommer plus tard. En continuant le chemin, je croise un peu plus de monde… et des marmottes, qui se prélassent sur le bord de la rivière, peu gênées par les gens qui marchent près d’elles. 

J’arrête la ballade au 3e km (pour moi, le 16e), et rejoins la route. Je marche, essaie de prendre un bus parce que j’en ai plein les pattes. Je rentre à l’auberge après avoir acheté un peu de jambon, j’attends que tout le monde ait terminé de cuisiner pour commencer (la cuisine très petite, et n’ayant pas envie de pousser tout le monde !). Ce soir, c’est spaghettis sauce tomate gratuites pour tout le monde. Délicieuse sauce en bidon. J’y ajoute mes herbes de Provence (la french-touch), huile d’olive et le jambon et me régale.
Je bois mon chocolat, cause avec plein de monde, vais dehors sur la table. Les autres boivent de bière et fument des choses que je ne nommerai pas. Je reste sobre et non fumeuse.
Et puis dodo à 1h du matin, comme tout le monde.


La pensée du jour : Norvège !



dimanche 30 mai 2010

Dimanche 30 Mai : Bye bye Vancouver

Vancouver
Bus au départ de Vancouver
Le réveil du portable n’a pas sonné. Et pour une fois, c’est vrai. Il faudra vraiment que j’apprenne à me servir de mon téléphone portable un de ces jours…
Donc réveil à 7h30 au lieu de 6h50. Le bus pour Hope étant loupé, je vais devoir prendre celui pour Kelowna de 12h30. Parce qu’en effet, je ne veux pas commencer le stop trop tard à Hope, histoire d’arriver à Kelowna de jour.
Lloyd part au boulot – au revoir Lloyd-, Emma se lève plus tard pour aller à l’église avec des amis. Une fois prête on part – 9h30. On se dit au revoir dans la rue, elle court pour avoir son bus.

Moi je pars à pieds plus lentement, chargée comme une mule (je ne transporte pas de drogue, au passage). Finalement, je retrouve Emma qui me fait des grands signes à son arrêt de bus et me rejoint. Son amie n’allant pas à l’église, elle décide de ne pas y aller non plus. Elle m’accompagne dans le bus vers le terminal Greyhound (qui sert aussi aux trains de ViaRail), puis repart de son côté. Un nouveau déchirement, qui me fait perdre quelques larmes.
Je vais acheter mon billet de bus, vais manger un muffin aux myrtilles au McDo du terminal (ils n’en avaient plus au chocolat… scandaleux !) et m’y pose en attendant mon bus.

Le bus est loin d’être plein. Il part, on quitte Vancouver, on s’en éloigne et c’est un nouveau déchirement. Ma Ville. Les larmes arrivent pour de bon cette fois. Parce qu’à priori, je ne reverrai pas Vancouver (cette année, du moins !)

Le bus passe par l’est, vers Burnaby. Je vois les studios où a été fait Stargate dans une zone industrielle près de la route. On passe au dessus d’un fleuve large avec des rondins de bois amassés dessus pour me rappeler qu’il y a bien des bucherons Canadiens, au Canada !

Je m’engage donc pour 6 heures de route à travers l’ouest Canadien : 400 km !

Là aussi, comme à l’Île de Vancouver, le trajet à lui seul valait le voyage. Je me suis endormie entre Langley et un peu avant Hope. Les parties les moins jolies, dixit mes hôtes Vancouverois. Mais après, difficile de fermer les yeux devant la beauté des paysages.
La route passe entre les montagnes toujours enneigées à une altitude pas si élevée. Et puis au sommet Coquihalla, on est plus haut que la neige.

Glaciers, chutes d’eau, forêts de conifères de plusieurs couleurs. Et puis le soleil qui arrive, les nuages se faisant de plus en plus rares. La région où je me dirige, la vallée de l’Okanagan, est sensée être une des plus ensoleillées du Canada. 


Merritt
Le bus s’arrête une demi-heure à Merritt, ville dans une grande vallée verte, avec quelques arbres au milieu de terres herbeuses dédiées principalement à l’élevage. A la station service où l’on s’arrête, il y a une plaque de Johnny Cash au sol, sans trop d’explications. Plus tard, j’apprenais que j’avais fait escale dans la capitale canadienne de la musique country.
Plaque de Johnny Cash, à Merritt

On repart, et pendant que je me gave de mini-brownies, je parle avec une dame membre d’un chœur qui a fait des concerts sur l’Île de Vancouver et qui rentre chez elle à Kelowna. Dehors, le paysage est sublime, avec des prés, de magnifiques lacs au milieu des forêts d’essences variées, et un soleil qui descend peu à peu en donnant de belles couleurs. Quelques nuages sont présents, uniquement pour faire joli.


Kelowna
Je parle toujours avec la dame, jusqu’à notre arrivée à Kelowna, où elle vit. Elle et son mari m’emmènent à l’auberge de jeunesse après l’arrivée du bus. Un numéro de téléphone, le leur et celui de leur fils au cas où j’aie un souci, ou que je veuille un guide pour me balader dans la région.

Kelowna
A l’auberge, le Same Sun Hostel, ma carte bleue ne marche pas, et je me fais donc refuser l’entrée. A la rue dans cette ville, je pars errer dans la direction du camping, même si je ne pourrai pas non plus le payer. C’est un peu la panique. Je passe devant une auberge, qui n’était pas dans le Lonely Planet. Je rentre, c’est moins cher que l’autre (youpi), mais ma carte ne marche pas. Eux, gentils, me disent que je me débrouillerai demain, qu’ils vont pas me mettre à la porte et sont aussi là pour aider les voyageurs. Je vais donc rester au « International Hostel ». Je fais la connaissance de mes voisines de chambre Australiennes, qui cherchent un job d’été dans la région, vais manger des pâtes à l’huile, cause, et dodo, dans un lit ! Ce qui n’était pas gagné d’avance…


La pensée du jour : Je n’ai aucun talent pour l’écriture. Désolée.